À 30 km/h sur l’autoroute de ta propre vie.

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À 30 km/h sur l’autoroute de ta propre vie.

Parfois, loin des phrases de développement personnel et des grandes pensées philosophiques, la clé de notre bonheur ou de notre réussite nous apparaît comme une évidence.

Elle est là, devant nous.

Mais nous choisissons de ne pas la saisir.

Après quelques jours à Nairobi, une chose me paraît désormais évidente : la vie dont j’ai toujours rêvé est accessible.

Pas facilement, évidemment. Il faudra beaucoup de travail, d’abnégation et probablement quelques sacrifices.

Mais elle est possible.

J’ai rencontré plusieurs personnes qui vivent déjà cette vie. Et la différence entre elles et moi tient peut-être à une chose : elles sont passées à l’action.

Les marchés sont là. Les opportunités aussi.

Certes, ils ne rémunèrent pas forcément à la hauteur de ce que je peux percevoir en Occident. Mais pour les développer, construire quelque chose et mener mes projets à bon port, il faut que je sois ici.

Pas ailleurs.

Et si je suis parfaitement honnête avec moi-même, je crains que la flamme qui m’anime aujourd’hui ne survive pas à mon retour en Occident.

Alors je me fais une réflexion assez inconfortable.

Si, dans dix ans, je suis encore en train d’imaginer cette vie que je pourrais commencer à construire aujourd’hui, je ne pourrai probablement m’en prendre qu’à moi-même.

Parce que j’aurai vu l’opportunité.

Je l’aurai reconnue.

Mais je n’aurai pas eu le courage de la saisir.

Et je pense que nous sommes nombreux à vivre ce genre de situation.

Il existe parfois, dans nos vies, une décision dont nous savons qu’elle pourrait tout changer.

Changer de pays. Quitter un emploi. Lancer un projet. Mettre fin à une situation qui ne nous convient plus.

Mais nous faisons mine de ne pas voir cette possibilité.

Ou nous trouvons mille raisons de la repousser, par peur de découvrir que nous nous sommes trompés.

Alors qu’au fond, nous savons que c’est peut-être là que se trouve notre game changer.

Mais nous préférons continuer à rouler à 30 km/h sur l’autoroute de notre propre vie.

Est-ce un reproche ?

Absolument pas.

Ce sont simplement les réflexions d’un gars optimiste qui, à Nairobi, se retrouve face à ses propres contradictions.

Georges DEFO, le 17-10-2026 à Nairobi

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