Ce n’est jamais la crise qui détruit. C’est l’ego.
« Vas-y, il se prend pour qui ce mec ? Il sait qui je suis ? »
« Je suis déçu. Dans un moment pareil, elle me laisse tomber ? »
Deux personnes. Deux versions d’une même histoire. Deux egos qui parlent… chacun dans leur coin.
Ils s’apprécient. Ils pourraient construire quelque chose de solide. Mais la communication ou plutôt son absence enterre l’histoire avant même qu’elle ne commence.
Là, on parle d’un couple. Rien de dramatique pour les 7 milliards d’humains que nous sommes.
Mais imagine maintenant que ces deux personnes soient deux chefs d’État.
Octobre 1962 crise des missiles à Cuba
Les États-Unis découvrent que l’union soviétique installe des missiles nucléaires à Cuba. D’un côté, Kennedy et de l’autre Khrouchtchev sous pression À cause de leurs generaux respectifs, Boutons rouges prêts et ego national en jeu.
Tout était réuni pour que ça explose. Mais il se passe quelque chose d’inhabituel. Au lieu de frapper, Kennedy écrit. Khrouchtchev répond. Des lettres s’échangent. Des compromis discrets émergent.
L’URSS retire ses missiles de Cuba. Les États-Unis retirent secrètement les leurs de Turquie. Le monde évite l’apocalypse nucléaire.
La planète entière a été sauvée parce que deux hommes ont accepté de s’écouter avant de vouloir avoir raison.
Ton histoire de couple n’est pas une crise nucléaire. Mais le mécanisme est identique.
L’ego parle plus vite que l’écoute. On préfère protéger son image que préserver la relation.
Et une simple incompréhension devient parfois une rupture définitive.
Au fond, la vraie question n’est pas :
« Qui a tort ? »
Mais :
« Est-ce que je veux gagner… ou préserver la relation ? »
Comme quoi, parfois, quelques turbulences dans un avion peuvent transformer un homme en défenseur de la paix 😹
(Si tu n’as pas la réf, va lire le texte d’hier.)
Georges DEFO