Cette flamme que quelqu’un a allumée en moi

Cette flamme que quelqu’un a allumée en moi

En regardant les statuts WhatsApp de mon grand Junior, je suis tombé sur un visage qui m’était familier.

Et immédiatement, j’ai ressenti cette petite chaleur autour du cœur.

C’était quelqu’un que je n’ai jamais eu la chance de côtoyer physiquement…

mais quelqu’un que j’apprécie profondément.

Un chroniqueur que je suivais à l’époque dans l’émission 10–12 Le Zénith sur Équinoxe TV. Il crevait l’écran. Par sa prestance. Par sa singularité.

C’est un Mbombock.

Un gardien de la tradition Bassa au Cameroun.

Et pourtant, il ne correspondait pas à l’image figée que beaucoup se font de la tradition. Au contraire.

C’était l’un de ces hommes qui donnent envie de comprendre.

Envie de creuser.

Envie de réconcilier la modernité avec ce que d’autres veulent préserver à tout prix, parfois sans l’expliquer.

Quelques années plus tard, je ne fais plus partie de ceux qui suivent la quotidienne.

Mais le revoir aujourd’hui m’a fait quelque chose. J’ai eu envie, presque instinctivement, de lui dire à quel point je suis admiratif. Reconnaissant, aussi.

Parce qu’à sa manière, il a allumé une flamme en moi.

Une flamme qui m’a rapproché de ma culture. De mes racines. De ce que je suis.

Et en y réfléchissant, je me suis surpris à penser à autre chose. J’aimerais qu’un jour, quelqu’un qui lit mes textes ressente la même chose.

Sans même me connaître. Sans avoir jamais vu mon visage. Qu’il se dise :

“Ce gars-là m’a appris quelque chose.”

“Ce qu’il écrit m’a fait réfléchir.”

“Il a réveillé quelque chose en moi.”

Et qu’il ait cette même envie de transmettre de l’énergie positive.

Comme celle que j’ai envie d’envoyer aujourd’hui à Mbombock Mbengan.

On ne sait jamais qui nous regarde. On ne sait jamais qui on inspire. Alors autant faire les choses avec sincérité.

Georges DEFO