J'ai eu peur d'un garçon de quatre ans. Et j'avais une bonne raison.
Il ne se passe décidément pas une seule semaine sans qu’Ayan me sorte une nouvelle touche. 😂
Hier, je préparais tranquillement mes valises pour un voyage d’affaires, en prenant soin de ne rien oublier.
Subitement, j’entends la porte d’entrée s’ouvrir.
« Papa, je suis rentré ! »
D’habitude, cette phrase me remplit de joie. Il vient me raconter sa journée, ses aventures à l’école et ses petites histoires.
Mais hier, mon cœur s’est mis à battre. 😭
Je ne voulais surtout pas qu’il me voie faire mes valises.
Trop tard.
« Papa, pourquoi tu fais tes valises ? »
« Tu pars quelque part ? »
« Tu vas où ? »
« Tu vas prendre l’avion ? »
« Tu m’emmènes avec toi ? »
Le monsieur m’a littéralement mitraillé de questions. 😂
J’ai répondu à toutes. Enfin, presque.
J’ai soigneusement évité celle concernant ma destination.
Pourquoi ?
Parce que je lui avais promis que la prochaine fois que j’irais dans ce pays, je l’emmènerais avec moi.
Et voilà qu’un vieux papa comme moi se retrouvait à avoir peur de froisser un petit garçon de quatre ans.
Ça peut sembler ridicule, mais cette situation m’a fait réfléchir.
Nous demandons constamment à nos enfants de tenir leurs promesses, de dire la vérité et de respecter leur parole.
Mais que faisons-nous lorsque nos propres engagements deviennent difficiles à respecter ?
À quatre ans, Ayan ne comprend probablement pas encore toutes les contraintes d’un voyage professionnel.
En revanche, il comprend parfaitement ce qu’est une promesse.
Et je crois que c’est justement ce qui me dérangeait.
Je ne voulais pas simplement éviter sa déception. Je ne voulais pas devenir celui dont la parole ne vaut plus grand-chose à ses yeux.
Finalement, être parent, c’est aussi découvrir qu’on peut avoir des comptes à rendre à quelqu’un qui ne sait même pas encore faire ses lacets. 😂
Georges DEFO, le 09-10-2026 à Hidden Place