J’ai tenu bon… et j’ai été surpris

J’ai tenu bon… et j’ai été surpris

Hum… les gars, aujourd’hui je vous écris mon texte dans l’application Notes installée sur mon iPhone 17 Pro.

Je l’ai reçu hier comme cadeau de Noël.

Franchement, on dit ce qu’on veut, mais celui qui dit que recevoir ne fait pas plaisir est un gros menteur. Il y a bien longtemps que je n’avais pas eu une surprise qui m’ait fait autant plaisir. Je m’excuse auprès de mes proches qui s’étaient démenés pour me faire une surprise pour mes 30 ans : j’avais deviné, et du coup, ça n’avait pas eu cette saveur-là. Hier, pour la première fois, j’ai été pris à dépourvu. Et n’eût été mon taux élevé de testostérone, j’aurais crié comme une jeune femme à qui on fait une demande en mariage.

Enfin bref. J’ai reçu mon cadeau de Noël. Un beau cadeau. Mais la surprise aurait très bien pu être gâchée si je n’appliquais pas mes propres conseils.

Je suis un acheteur compulsif. Et comme pour toute maladie, la première étape a été celle de l’acceptation. Celle-là m’a pris du temps. Une fois cette étape franchie, j’ai pu m’appuyer sur la philosophie des stoïciens pour ne pas être régi par mes envies, apprendre à me faire violence et parfois même vivre de manière frugale.

J’ai fait pas mal d’allers-retours sur le site d’Apple et sur des sites de promotions pour trouver la bonne affaire sur l’iPhone 17 Pro. J’ai mis le produit dans le panier plus de fois que je ne peux le compter, sans jamais aller au bout de la transaction. Je ne compte même plus le nombre d’e-mails que j’ai reçus à ce sujet. Et pourtant, j’ai tenu bon.

Et comme si c’était une récompense pour avoir résisté et mis en application les principes que je lis quotidiennement dans The Daily Stoic, ce téléphone que je lorgnais depuis un bon moment m’est finalement tombé dessus… sans effort, sans calcul, sans pulsion.

Ce que je retiens surtout de cette histoire, ce n’est même pas le téléphone en lui-même. C’est le fait que, pour une fois, le plaisir n’est pas venu de l’acte d’acheter, mais de l’attente, de la retenue, du lâcher-prise. Le cadeau n’a pas été savoureux parce qu’il était neuf ou cher, mais parce qu’il n’était ni prévu, ni contrôlé, ni déclenché par une envie immédiate.

Finalement, ce téléphone est presque un détail.

Le vrai cadeau, c’est d’avoir appris qu’en résistant à mes pulsions, je me suis offert quelque chose de plus rare : la surprise.

Et dans un monde où tout est accessible en deux clics, réussir à être encore surpris… c’est peut-être ça, le vrai luxe.

Georges DEFO