Le couteau qui poignarde ou le couteau qui nourrit ?
Tu n’aimes pas qu’on nous dise quoi faire.
Personne n’aime ça, en réalité.
Tu n’aimes pas les mauvaises nouvelles non plus. Tu n’aimes pas se sentir mal à l’aise. Tu n’aimes pas avoir l’impression de perdre le contrôle.
C’est un peu comme lorsqu’on va chez le médecin et qu’il commence à regarder de près notre hygiène de vie : notre alimentation, nos habitudes, notre rythme. On accepte le conseil parce qu’il vient d’un médecin. Mais au fond, si on pouvait lui dire qu’il n’a pas à nous dire comment vivre, beaucoup le feraient sans hésiter.
Et j’ai l’impression que c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui dès qu’une information ne va pas dans le sens que l’on aimerait.
Je prends un exemple très simple.
Au début du conflit entre l’Iran et les États-Unis, le créateur de contenu Mazdak tenait régulièrement son audience informée de l’évolution du prix du pétrole. Une information qui, pourtant, peut avoir un impact très concret sur la vie quotidienne, même pour des personnes très éloignées du champ de bataille.
De manière répétée, il publiait des flashs d’information pour annoncer la montée ou la baisse du prix du baril.
Mais ce qui était intéressant à observer, c’était les commentaires sous les vidéos.
La plupart des gens ne s’intéressaient presque pas à l’information elle-même.
Ils ne s’intéressaient pas vraiment à son impact potentiel sur leur vie.
Ils ne s’interrogeaient pas non plus sur la raison pour laquelle cette information était partagée.
Non.
Beaucoup disaient simplement être choqués que le youtubeur « passe son temps à annoncer de mauvaises nouvelles » et qu’il les fasse se sentir mal. Certains allaient même jusqu’à dire que son objectif était de faire paniquer les gens.
Alors que la logique derrière cette démarche est exactement l’inverse.
Je te mentirais si je disais que moi non plus ça ne m’a pas donné envie de me ruer sur les pompes à essence pour faire un plein de manière frénétique.
Néanmoins, le but n’est pas de créer la panique. Le but est d’éviter la surprise. Le but est de ne pas se réveiller un matin en étant pris de court par les conséquences d’une situation que certains avaient pourtant déjà vue venir.
Et c’est là que le parallèle avec notre vie devient intéressant.
Trop souvent, nous recevons l’information comme une fatalité.
Comme si le simple fait de l’entendre nous condamnait déjà.
Alors que l’information devrait être vue pour ce qu’elle est réellement : un outil de préparation.
Elle sert à prévenir. Elle sert à donner des armes. Elle sert à éviter d’être pris de court.
Mais pour cela, il faut accepter une chose : mettre son ego de côté, le ressentiment.
Garder la lucidité.
Regarder les faits, les analyser.
Et ensuite seulement décider quoi en faire.
Parce qu’au fond, les faits sont comme des armes.
On peut choisir de les ignorer… et se retrouver désarmé quand la bataille arrive. Ou on peut décider de les regarder en face, et s’en servir pour être prêt lorsque le moment viendra.
« On ne met pas le cœur. » 😂😂
Je rigole.
Georges DEFO