Le regard des autres comme une enclume attachée à nos chevilles

Le regard des autres comme une enclume attachée à nos chevilles

J’ai mon collègue ce matin avec qui on échangeait sur le fait que j’avais changé de coiffure et il trouvait que ça m’allait bien. Je suis du même avis que lui 😄. Mais en même temps, ce qui m’a un peu étonné, c’est le fait qu’il me disait qu’il était fan de ce genre de coiffure en me montrant une photo de lui quelques années auparavant avec la dite coiffure. Je trouvais que ça lui allait plutôt bien, mais il manquait juste une petite barbe avec. Bizarrement, il s’est braqué et m’a dit directement que c’était impossible qu’il fasse ça, car ça renverrait une image qui ne lui plaît pas, et encore moins aux autres.

C’est lui-même qui m’a fait la remarque : c’est fou à quel point la pression sociale et le regard des autres peuvent refaçonner notre façon de nous voir, mais aussi notre manière d’agir. On finit par avoir peur de représenter ce qui fait peur aux autres, même si cela signifie renoncer à une version plus authentique de nous-mêmes.

Avec le temps, on intègre des règles invisibles. Ce qui se fait. Ce qui ne se fait pas. Ce qui est “acceptable”. Ce qui pourrait faire jaser. Et sans même nous en rendre compte, on commence à se censurer tout seuls. On ne choisit plus toujours ce qui nous plaît, mais ce qui dérange le moins.

Le plus ironique, c’est que cette peur ne vient pas forcément d’expériences négatives vécues. Elle vient souvent d’anticipations. Du fameux “qu’est-ce qu’on va penser ?”. Comme si le regard des autres avait plus de poids que notre propre confort intérieur.

Et pourtant, quand on y réfléchit bien, les personnes qui marquent vraiment sont rarement celles qui se fondent dans le décor. Ce sont celles qui osent être cohérentes avec elles-mêmes, même si ça dérange un peu.

Ce matin, cette discussion m’a rappelé une chose simple : parfois, ce qui fait peur aux autres n’est rien d’autre que notre liberté. Et la sacrifier pour plaire, c’est souvent se trahir à petit feu.

Et toi, Est ce que tu as déjà eu le sentiment de faire quelque chose pour ne pas déranger alors que ton cœur souhaitait faire autrement ? Pense y et il est important de te rappeler que les nouvelles générations ne doivent pas subir cette même pression.

Georges DEFO