Les conseils sont faciles, la cohérence l’est beaucoup moins
Je viens de passer l’une des pires journées depuis le début de l’année. Et je suis assez remonté contre moi-même.
Force est de constater qu’on peut être un lecteur assidu des Pensées de Marc Aurèle, se revendiquer du stoïcisme, et rester malgré tout… profondément humain. Il y a des jours où tu sais qu’il faut lâcher prise. Tu sais que c’est la bonne chose à faire. Mais ce petit diable rouge posé sur ton épaule gauche t’encourage à céder au désarroi et à l’anxiété. Alors même que je le disais encore la semaine dernière : se triturer les méninges pour des situations sur lesquelles on n’a aucun contrôle ne mène nulle part.
Ce qu’il y a de bon là-dedans, c’est que lorsque tu as l’humilité de prendre du recul, tu réalises une chose essentielle : écrire tous les jours, partager des réflexions ou donner des conseils ne fait pas de toi quelqu’un de meilleur que les autres. Et heureusement, je n’ai jamais eu cette prétention. Si je te partage cette réflexion aujourd’hui, c’est parce que tu as peut-être, toi aussi, pris des résolutions en ce début d’année… que tu as déjà abandonnées.
Plutôt que de te rassurer avec un énième « ça va aller », accepte ton échec. Mais ressaisis-toi. Et réessaie. Les plus grandes réussites de la vie ne sont bien souvent que celles qui ont suivi une longue série d’échecs.
Oui, je parle souvent de maîtrise de soi, de gestion des émotions, des relations que nous entretenons avec nos proches. On pourrait croire que j’excelle dans tous ces domaines. Non. Loin de là. J’essaie simplement de faire un peu mieux à chaque tentative. Et même quand je me rate, comme aujourd’hui, je pense qu’il est important de le dire.
Pour que tu ne te sentes pas trop coupable quand ça t’arrive.
Parce que ça fait partie du processus.
Tu ne devrais avoir honte que d’une seule chose : abandonner définitivement après ton premier et unique échec.
Georges DEFO