Les gens n’ont pas changé d’avis. Le contexte a changé.
Il y a quelque chose que j’observe depuis que le conflit entre l’Iran et les États-Unis a commencé.
Les mêmes décisions…ne sont plus jugées de la même manière.
Il y a encore quelques mois, on parlait beaucoup de transition énergétique.
Les États investissaient massivement.
Les voitures électriques étaient mises en avant.
Et comme toujours, deux camps.
Ceux qui achetaient. Et ceux qui critiquaient. “Trop cher.”, “Pas rentable.”,“Pas fiable.”
Puis le contexte a changé. Le conflit, les tensions. Les prix de l’essence qui explosent et les risques de pénurie.
Et soudainement…La voiture électrique n’est plus une si mauvaise idée que ça.
Mieux encore. Elle devient une option “stratégique”. Et tu imagines bien ce qui va suivre.
Les prix vont monter, la demande va exploser. Et ceux qui critiquaient hier vont commencer à s’y intéresser.
Ce qui est intéressant dans tout ça, ce n’est pas la voiture. C’est le comportement. La majorité des gens ne jugent pas une décision sur sa logique.
Ils la jugent sur le contexte du moment. Quand tout va bien, on minimise les risques. Quand tout se complique, on valorise les choix prévoyants.
Et c’est comme ça dans beaucoup de domaines. L’investissement. La carrière. L’entrepreneuriat.
On critique souvent ceux qui anticipent…jusqu’au jour où la réalité leur donne raison. Et à ce moment-là, ce n’est plus du “risque”. C’est de la “vision”.
La vérité, c’est que la plupart des gens ne voient pas venir les changements. Ils réagissent. Toujours un peu en retard.
Donc ceux qui remportent souvent le gros lot sont ceux là qui arrivent à anticiper quand parfois même les plus intelligents en sont incapables.
Georges DEFO