Millionaire à 39 ans et ruiné à 42 ans

Millionaire à 39 ans et ruiné à 42 ans

Hier, j’ai compris que réussir peut coûter beaucoup plus cher que ce que l’on imagine. Et parfois, le prix d’entrée s’appelle humiliation.

J’échangeais avec mon mentor, Gil Kemami. Il me racontait un workshop auquel il venait d’assister. Un panel brillant d’entrepreneurs. Inspirants. Impressionnants. Mais ce qui m’a marqué, ce n’est pas leur succès.

C’est que 90% d’entre eux avaient fait faillite.

Certains avaient vu leurs biens vendus aux enchères. D’autres avaient perdu leur réputation, leurs partenaires, parfois même leur famille. L’un d’eux, en particulier.

À 39 ans, il était millionnaire en dollars. Son entreprise avait des antennes dans plusieurs pays d’Afrique. Des dizaines de millions de chiffre d’affaires. Une trajectoire ascendante.

À 42 ans, tout s’effondre.

Les affaires ralentissent. Les dettes s’accumulent. Faillite.

Sa femme le quitte. Ses amis disparaissent. Ses partenaires prennent leurs distances. Il se retrouve seul.

Il m’a raconté qu’il avait même envisagé de mettre fin à ses jours. Pas dans un moment d’impulsion. Non. Il était arrivé à un point où cette idée lui paraissait presque paisible.

Ce qui l’a retenu ?

Ses enfants.

L’idée de ne leur laisser que le désarroi. Alors il recommence. De zéro.

Pendant sept ans. Sans projecteurs. Sans applaudissements. Sans statut.

Aujourd’hui, il n’est pas revenu à son sommet d’avant. Mais il s’est reconstruit. Assez pour reprendre la parole. Assez pour transmettre.

Et là, la leçon est claire.

Se lancer en entrepreneuriat, ce n’est pas seulement accepter le risque financier. C’est accepter le risque social. L’ego blessé. Les regards qui changent.

La pression sociale est douce quand tout va bien. Elle devient brûlante quand tu tombes.

Si tu veux jouer à ce jeu, tu dois connaître ses règles. Accepter que l’échec n’est pas une anomalie mais une possibilité réelle.

Ne pas casser. Plier comme le roseau.

Parce que la réussite n’est pas réservée aux plus brillants. Elle est réservée à ceux qui survivent à leurs propres chutes.

Si ce texte te parle, partage-le. Peut-être qu’il donnera à quelqu’un la force de tenir une semaine de plus.

Et parfois, une semaine change une vie.

Georges DEFO

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