Nairobi savait que la pluie arrivait
Il y a eu des inondations dans une grande partie de la ville de Nairobi ces derniers jours. Des pluies diluviennes, pourtant annoncées par les services météorologiques du pays, se sont abattues sur la ville.
Malheureusement, l’anticipation n’a pas suffi.
Le bilan provisoire fait état de 11 morts. Et je ne parle même pas des dégâts matériels. Certaines parties de la ville étaient totalement inaccessibles. Des routes coupées, l’eau courante interrompue, l’électricité également.
Dans plusieurs immeubles, les parkings souterrains ont été complètement immergés, rendant les ascenseurs inutilisables.
À un moment, j’ai même cru que j’allais devoir monter les 13 étages à pied pour rejoindre le Location Rooftop, l’un de mes spots favoris ici à Nairobi… avant de rapidement me ressaisir.
Au moment où j’écris ces lignes, près de 4 000 employés de la ville ont été déployés pour vider les drains, nettoyer les canalisations et réparer les installations électriques endommagées.
En observant tout cela, une idée m’est venue. Les pluies avaient été annoncées. Les autorités savaient que ça allait arriver. Et pourtant, la ville s’est retrouvée paralysée.
Cela m’a rappelé quelque chose de très simple dans la vie de tous les jours : savoir qu’un problème arrive ne veut pas dire être prêt à l’affronter. Nous avons souvent l’information.
Nous savons qu’il faudrait épargner.Nous savons qu’il faudrait apprendre de nouvelles compétences. Nous savons que certains métiers vont disparaître. Nous savons que certains risques existent.
Mais savoir n’est pas agir. Et c’est là que la différence se fait. L’information seule ne protège personne.
Seule la préparation fait la différence quand la tempête arrive.
N'hésite pas à partager ce texte à quelqu’un qui aurait besoin d’une piqûre de rappel sur le fait de ne pas prendre de dispositions quand bien même il est alerté sur de potentiels risques.
Georges DEFO