Pourquoi “impossible” ne veut rien dire

Pourquoi “impossible” ne veut rien dire

« Ce n’est même pas la peine d’essayer. Ça ne passera pas ! »

« C’est impossible ! Personne n’a jamais réussi. »

En novembre 2017, quelques mois après le décès de mon père — dont c’est l’anniversaire aujourd’hui (ce 2 avril 2026, il aurait eu 73 ans) — je me renseignais auprès de tous ceux qui avaient déjà fait venir un proche en France pour continuer ses études.

À ce moment-là, j’avais un choix à faire.

Ma benjamine, en classe de Terminale, qui préparait son baccalauréat.

Ou sa sœur aînée, déjà en deuxième année d’un cycle court d’enseignement supérieur.

J’avoue que je ne savais pas trop quoi faire.

Personnellement, je pensais que la plus jeune aurait un réel avantage en faisant tout son cycle universitaire en France.

Ayant moi-même fait une partie de ma formation en Roumanie, j’avais le sentiment d’être désavantagé par rapport à ceux qui avaient fait tout leur parcours ici. (Ce qui, avec du recul, est plus nuancé que ça.)

Mais quand j’ai partagé cette idée, arguments à l’appui… tout le monde m’a déconseillé de le faire.

Certains m’ont dit que l’idée n’était pas mauvaise… mais que je n’aurais jamais le visa avec un dossier sans baccalauréat.

D’autres m’ont expliqué qu’il fallait obligatoirement faire au moins une année post-bac. Que l’ambassade ne donnait pas de visa en étant encore en Terminale.

Je connaissais pourtant des personnes, comme Franck, qui avaient obtenu leur visa sans passer par cette étape.

Mais on m’a rapidement rappelé que son père avait des relations. Et moi non.

Donc en résumé : ce n’était pas possible.

Il existe énormément de situations comme celle-ci.

Des moments où, simplement parce que personne autour de toi n’a déjà réussi quelque chose… on te dit que c’est impossible.

Pourtant, il y a toujours une première fois. Une première fois pour qu’un homme passe sous la barre des 10 secondes au 100 mètres.

Une première fois pour qu’un coach gagne trois Ligues des champions consécutives.

Et à partir de là… ce n’est plus impossible.

C’est déjà arrivé.

Et c’est pour ça que, fin juillet 2018, quand je suis allé accueillir ma petite sœur à l’aéroport de Aéroport Lyon-Saint-Exupéry…je me suis dit, comme Nelson Mandela :

« Cela semble toujours impossible… jusqu’à ce que quelqu’un le fasse. »

Je n’étais pas le premier.

Mais pour ceux qui pensaient que c’était impossible avant de me voir le faire…ça l’était 😄

Donc si jamais tu as envie de réaliser quelque chose et qu’on te dit que c’est impossible, essaie quand même et au pire tu seras le premier à le faire.

Georges DEFO