Regarde les enfants… ils te montrent le temps qui passe

Regarde les enfants… ils te montrent le temps qui passe

Tu as sûrement déjà entendu parler de ces « tontons » qui ne veulent pas vieillir.

À moindre mesure, nous sommes tous un peu ce tonton-là.

Celui qui met du black sur ses cheveux parce qu’il a une phobie de la grisaille.

Ou encore celui qui, la soixantaine révolue, ne veut pas abandonner les jeans taille basse.

Ça reste un style vestimentaire, effectivement.

Mais je ne parle pas ici de personnes comme moi, qui prennent juste plaisir à varier les styles. Old money le matin, Bronx le soir, en passant par le pagne le midi.

Je parle plutôt de ceux qui, comme l’autruche, mettent la tête dans un trou en espérant que tout autour s’arrête… ou disparaisse.

Ce matin, mon filston Daren a eu 10 ans.

Quand j’ai rencontré sa tata, il n’avait que 2 ans. C’était une petite boule d’énergie qui adorait déjà danser devant une foule enjaillee sur du Naza.

Aujourd’hui, c’est un petit ado avec qui je parle de football, de culture manga… et surtout le grand frère à qui je demande de veiller sur les petits, qui ont aujourd’hui 4 et 5 ans.

En y repensant, je me dis que j’espère ne pas devenir ce tonton qui ne connaissait pas les messages privés sur Facebook et venait écrire sur ton mur :

« Coucou Daren, j’espère que tu vas bien. Papa et maman vont bien j’espère. Pense souvent à prendre des nouvelles. Bisous. » 😂😂


Je n’ai pas fini de parler de Daren que je suis au téléphone avec Georges (Junior), qui me raconte sa journée à l’école avec son ami Kamdem.

Moi, je lui dis que je vais au sport.

Et lui me répond : « Weh, j’avais aussi un maître de sport… mais il est lui mort. »

J’ai failli rigoler. Pourtant, c’est triste comme nouvelle. Mais avec l’insouciance avec laquelle il l’a dit, on n’aurait jamais imaginé un enfant de 6 ans annoncer ça, surtout quelques années en arrière il dormait dans mon lit et me faisait aller au boulot avec des cernes de la taille des anneaux de Saturne.

Toutes ces anecdotes pour me rappeler, et nous rappeler que le temps, cette denrée rare et précieuse, ne s’arrête jamais.

Et si parfois on l’oublie avant de prendre certaines décisions, regardons autour de nous ces petits êtres qui grandissent.

Eux se rapprochent de notre âge actuel.

Et nous, nous avançons, inexorablement, vers la fin du chemin.

(Ce n’est que le cycle naturel de la vie, d’ailleurs.)

Alors autant préparer au mieux la suite pendant qu’il en est encore temps.

Joyeux anniversaire à mon petit Daren, je t’aime très fort, même si je ne le dis pas souvent.

Georges DEFO