Résoudre pour les autres… c’est souvent résoudre pour soi
Quand tu résous un problème pour la communauté, il y a de fortes chances que le prochain à en profiter… ce soit toi.
On a souvent l’impression que résoudre un problème pour les autres, c’est un acte altruiste.
Quelque chose que tu fais pour aider, pour contribuer et surtout par générosité.
Mais en réalité… c’est rarement à sens unique.
Je l’ai compris en travaillant sur mon projet elections237 en Septembre 2015.
À la base, l’idée était simple : aider les gens à trouver leur centre d’inscription électorale.
Rendre l’information accessible et simplifier un processus parfois flou.
Mais très vite, je me suis rendu compte d’une chose. Je faisais partie des premiers bénéficiaires.
Lors d’ateliers de travail, j’ai pu rencontrer des acteurs de la scène politique camerounaise qui avaient le même souci que moi, aider les populations à faire leur devoir. Et leur présenter mon travail.
Parce que, au fond, je ne faisais pas que résoudre un problème pour les autres…
Je résolvais aussi un problème pour moi. Répondre à la question de savoir qu’ai je déjà fait pour mon pays après tout ce qu’il m’a donné. Et ce mécanisme dépasse largement les projets personnels.
Regarde ce qui se passe à l’échelle mondiale. Quand certains se souciaient des tensions au Moyen-Orient, des équilibres géopolitiques, de la stabilité entre les grandes puissances… beaucoup regardaient ça de loin.
“Trop loin de nous.”
“Ça ne nous concerne pas.”
Puis le contexte change.
Les tensions montent. Les prix du fuel explosent. Le quotidien est impacté.
Et soudainement, tout le monde se sent concerné.
Ceux qui avaient une vision plus large, plus globale, n’étaient pas en train de s’intéresser à un problème lointain.
Ils anticipaient un impact local.Ils avaient compris quelque chose de simple :
Dans un monde connecté, les problèmes des autres finissent souvent par devenir les tiens.
Alors la vraie erreur, ce n’est pas de ne pas aider.
C’est de croire que certains sujets ne nous concernent pas. Parce qu’au fond, améliorer le collectif…c’est souvent améliorer son propre quotidien.
Georges DEFO