Tu n’as peut-être pas besoin de changer… juste de changer d’environnement.
Quand on parle de “sortir de sa zone de confort”, ça sonne souvent comme une phrase bateau.
Le genre de phrase que tout vendeur de formation en développement personnel sort comme un joker pour avoir l’air profond.
Et c’est vrai… c’est une phrase bateau.
Mais comme le plat du pied sécurité au football, ou le combo bouquet de fleurs + boîte de chocolats à la Saint-Valentin.
C’est banal.
Mais ça marche.
Maintenant, parlons sérieusement.
Prenons mon cas. Je suis senior software engineer en France.
Dans cet environnement, je suis un technocrate parmi d’autres. Rien de spectaculaire. Les gens que je côtoie sont intéressants, compétents, intelligents… mais ce ne sont pas des ambassadeurs, des CEO, des investisseurs ou des décideurs qui déplacent des montagnes.
Ces gens existent, évidemment.
Mais ils ne sont pas dans mon environnement quotidien. Par contre, dès que je sors de ma zone habituelle, j’ai accès à ce type de profils.
Des entrepreneurs. Des investisseurs. Des gens qui pensent différemment.
Et la chose la plus intéressante ?
Je n’ai pas changé. Je n’ai pas modifié ma personnalité. Je n’ai pas joué un rôle. J’ai simplement changé d’environnement.
Et soudainement, tout est différent. C’est là que j’ai compris quelque chose d’important. Parfois, ce n’est pas toi le problème.
C’est ton environnement.
Si tu es en Occident aujourd’hui, que tu as réussi à t’intégrer, que tu travailles dur mais que tu as l’impression de stagner, la solution n’est pas forcément de fuir.
Essaie d’abord de faire bouger les lignes. Mais si malgré tout tu as l’impression que rien ne change…
Alors peut-être que ce n’est pas ton potentiel qui est limité.
Peut-être que c’est simplement le terrain sur lequel tu joues.
Tu es peut-être le Steve Jobs du Sri Lanka ou le Jeff Bezos de la Namibie.
Mais à Lyon, tu es juste un gars du 2-0 du dimanche qui transpire sur un terrain synthétique et finit au bar avec les copains après le match. Et tout le monde te félicite or on sait que tu as été hyper approximatif. C’est toi le porteur non? On va faire comment?
Bon… là j’avoue, c’était gratuit.
Mais je crois qu’on s’est compris.
Changer de vie demande parfois moins de courage que ce que l’on imagine.
Il suffit parfois… de changer de terrain.
Si jamais tu connais quelqu’un qui stagne et dont tu es convaincu du potentiel qui pourrait exploser ailleurs, n’hésite pas à lui partager ce texte.
Georges DEFO