Un babana en Roumanie
À ceux qui disent que c’était mieux avant… laissez-moi rire.
Hier, après une journée bien stressante au boulot, j’ouvre le groupe WhatsApp que j’ai avec mes gars de Roumanie.
40 messages. Ça sent la bêtise, on aime bien ça dans notre groupe là 😂.
Et là… boom.
Une photo de moi en 2010. Mon arrivée en Roumanie. Adrien a encore frappé. Ce mec a des archives que même la CIA n’a pas. Il peut finir la carrière debutante de quelqu’un avec ses archives.
Je regarde la photo.
Flow correct. Tenue plus ou moins propre.
Mais les lèvres ? Aussi sèches qu’un gars revenu d’un face-à-face avec l’harmattan.
Le regard ? Fatigué. Tendu. Presque méfiant.
Je ne me suis pas reconnu. On aurait dit un agresseur à Douala 😂.
En une seconde, j’ai revu tout le film de mon épopée de Bucarest en passant par Valence jusqu’à Lyon. Comme quand Èren touche Historia dans L’Attaque des Titans et que tout défile.
Et là j’ai compris un truc. Ce n’était pas “mieux avant”. C’était plus dur. Plus incertain. Plus fragile. Et parfois sans espoirs, Ce babana chétif aux allures de braqueur ne savait pas encore grand-chose.
Mais il avait une chose : la détermination.
Aujourd’hui, quand je regarde le mindset, les accomplissements, la stabilité… Je ne me dis pas que j’ai “réussi”.
Je me dis juste : Heureusement que je n’ai pas cru que les dés étaient jetés.
Si tu traverses une période floue, difficile, inconfortable, Prends une photo, immortalise le moment.
Un jour, tu la regarderas en souriant.
Si j’atteins 500 abonnés, promis, je vous balance celle-là 😂 Je sais que vous allez vous moquer de moi.
Georges DEFO