Une leçon que mon fils m’a donnée sans s’en rendre compte

Une leçon que mon fils m’a donnée sans s’en rendre compte


La semaine dernière, c’était le début des vacances scolaires.
Donc pas d’école pour mon petit DEFO.

N’ayant pas encore pu l’inscrire au centre aéré, je l’ai gardé à la maison.
Il a reçu la visite de ses deux copines, Elikya et Malaika.

C’est fou comme, en présence d’enfants plus âgés que lui, ce n’est plus la même personne.
On dirait un adolescent.

Je passe dans le couloir et je l’entends dire :

— « Ah, il faut que je range ma chambre. Maman n’aime pas quand il y a du bazar. Après, elle me gronde. »

Je me suis arrêté.

Déjà, sa maman a raison de me dire de ne pas toujours tout laisser passer.
Ce n’est plus un bébé. Il sait très bien ce qui est bien ou mal, du moins ce qu’on lui a appris comme tel. Mais moi je vois toujours un nourrisson.

Mais surtout, une question m’a traversé l’esprit :

Si lui, petit homme, est capable de se souvenir de ce qui fait plaisir ou non à ceux qu’il aime…
quelle excuse ai-je, moi adulte ?

Quelle excuse as-tu, toi ?

Ce n’est pas pour dire qu’il ne met jamais le bazar.
Il le fait. Souvent même.

Mais le réflexe est là.

Alors nous, adultes, qu’est-ce qu’on fait de cette lucidité ?

Avant de poser un acte, demande-toi :

Est-ce que ma chérie apprécierait ?
Est-ce qu’en racontant cette anecdote sur mon pote devant des inconnus, son rire gêné n’était pas déjà un signal ?
Est-ce que passer plusieurs jours sans appeler mes parents est vraiment anodin ?

Ce sont de petites choses. Mais ce sont souvent elles qui font les grandes fissures.

Georges DEFO

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