Être un bon père aujourd’hui est plus compliqué qu’on ne le pense
Beaucoup de jeunes pères avancent aujourd’hui sans véritable mode d’emploi.
Et honnêtement… comment nous en vouloir ?
Certains ont grandi avec des pères absents. D’autres avec des hommes extrêmement durs. Des hommes qui pensaient qu’un garçon devait apprendre à “encaisser”. Pas de faiblesse. Pas de larmes. Pas de discussion.
Alors aujourd’hui, beaucoup essaient de faire l’inverse. Ils veulent être plus présents. Plus doux. Plus à l’écoute.
Mais parfois, une autre peur apparaît : celle d’élever des garçons incapables d’affronter la dureté du monde réel.
Parce que le monde reste dur. Très dur même. La violence physique, verbale est partout, sur les réseaux, dans les cours d’école, à l’université, sur les lieux de service à la télévision, partout.
Et c’est là que beaucoup de jeunes pères se retrouvent perdus entre deux extrêmes : ne pas fabriquer un macho toxique… mais ne pas non plus élever un homme que la vie écrasera au premier choc.
Comment apprendre la masculinité à son fils quand soi-même, on est encore en train d’essayer de comprendre ce que signifie réellement “être un homme” ?
Parce qu’au fond, beaucoup d’hommes n’ont jamais vraiment reçu cette transmission. Ils ont appris dans la rue. Sur internet. Dans les blessures. Dans les humiliations. Dans les erreurs.
Et malgré ça, ils doivent maintenant transmettre quelque chose de solide à leurs enfants.
Je pense pourtant qu’un garçon n’a pas forcément besoin d’un père parfait. Mais d’un père cohérent.
Un père capable de lui apprendre : la discipline sans la brutalité, la confiance sans l’arrogance, la force sans la violence, le contrôle émotionnel sans lui apprendre à étouffer ce qu’il ressent.
En réalité, je pense qu’être père aujourd’hui, ce n’est pas avoir toutes les réponses. Je ne les ai pas c’est clair, mais rien ne m’empêche d’apprendre et de les trouver ces réponses, avant de les transmettre directement à mon fils?
Aujourd’hui l’erreur que je fais c’est de ne pas lui transmettre ma langue maternelle, car je ne la connais pas. Mais qu’est ce qui m’empêche de l’apprendre avec lui?
Ah j’oubliais, en essayant de lui apprendre ces bonnes choses, n’hésitons pas à tout faire pour ne pas lui transmettre toutes les blessures qu’on porte encore en silence.
Et toi? As tu cette même préoccupation? Si tu connais un proche qui a besoin d’entendre ceci, n’hésite pas à lui partager ce texte. Son fils te dira sûrement merci dans quelques années.
Georges DEFO, le 28-05-2026 à Lyon