La pression silencieuse de la diaspora

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La pression silencieuse de la diaspora

Beaucoup de gens ne rentrent pas au pays pour se reposer.Ils rentrent pour performer leur réussite.

Et honnêtement… c’est fou la pression que certains peuvent se mettre.

Pas tout le monde évidemment. Mais un bon nombre d’entre nous.

À mesure que le voyage approche, quelque chose change soudainement.Les vêtements qu’on porte tranquillement en Europe ne semblent plus assez neufs, plus assez beaux ou plus assez “dignes” pour le pays.

Alors on achète. Chaussures, Parfums, Téléphones, Montres. Comme si le retour au pays était devenu une sorte de défilé silencieux.

Et le plus drôle ? Quand on revient en Europe… on recommence à porter exactement les mêmes vêtements qu’on trouvait soudainement “trop simples” quelques semaines plus tôt.

Pendant le séjour, beaucoup vivent une vie qu’ils ne se permettraient même pas s’ils habitaient réellement sur place.On dépense sans compter.On invite.On montre.On compare.On donne des conseils sur la vie à des gens qui connaissent parfois mieux le terrain que nous.

Parce qu’au fond…on veut maintenir un certain statut.Une certaine image.

Le problème, c’est que les vacances qui étaient censées nous ressourcer deviennent parfois une énorme montée artificielle de dopamine.

Et le retour à la réalité peut être brutal.

Les appartements meublés luxueux laissent place à nos petits appartements fades.Les dépenses sans limite laissent place aux crédits et aux remboursements. Les grandes tables remplies “d’amis” laissent place à la solitude. Et la vie de jet-setteur de vacances laisse place au réveil du lundi matin pour retourner au travail.

Je parle ici des extrêmes évidemment. Parce que certains rentrent simplement pour voir leurs proches, se reconnecter et vivre exactement la même vie qu’avant.

Mais le danger…c’est quand ceux qui regardent commencent à vouloir imiter une récolte qu’ils n’ont pas vu être semée.

Et c’est probablement là que beaucoup se perdent :quand ils commencent à consommer pour ressembler…au lieu de construire pour durer.

Et toi? Quel genre de mbenguiste es-tu?

Georges DEFO, le 13-05-2026 à Lyon

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