Machiavel : vaut-il mieux être aimé ou être craint ?
Il y a plus de 500 ans, Nicolas Machiavel posait une question qui reste d'actualité . C'était d'ailleurs l'un de mes sujets préférés avec mon collègue Julien. Lui un adepte de la méthode Montessori et moi pur produit de l'éducation africaine, "vaut-il mieux être aimé ou être craint ?"
Dans Le Prince, il explique que l'idéal serait d'être les deux. Mais lorsqu'il faut choisir, il estime qu'il est plus sûr d'être craint qu'aimé. À condition de ne jamais se faire haïr.
Et je trouve cette réflexion particulièrement intéressante. Je pense que tu vois un peu ce que j'en pense.
Prenons l'exemple d'un parent qui, par peur de déplaire à son enfant, finit par lui céder absolument tout. Ou celui d'un responsable qui préfère fermer les yeux sur certains comportements pour préserver sa popularité. À force de vouloir être aimé, on finit parfois par abandonner ses responsabilités.
Mais attention, je ne pense pas que la peur soit une meilleure méthode pour diriger ou éduquer. Mais je pense que parfois, il est important de faire tout ce qu'il faut pour rappeler son autorité et accepter de pouvoir déplaire.
Il m'est arrivé moi même plus jeune de croire que je détestais mes parents à la suite d'une punition, mais aujourd'hui, je suis plutôt reconnaissant de ces mesures prises à mon encontre. Elles sont en partie la raison pour laquelle je suis un adulte responsable.
Aujourdhui, il arrive que mon fils me fasse la tête car il n'est pas content de mes décisions. Il m'a même déjà dit que j'étais méchant et j'avoue que ce n'était pas très agréable. Mais pour autant est ce que je ne referais pas la même chose, clairement pas.
De façon plus globale, celui qui cherche à plaire à tout le monde risque de finir par ne plus être fidèle à ses propres principes.
Georges DEFO, le 25-10-2026 à Lyon