Pourquoi réservons-nous parfois le pire de nous-mêmes à ceux que nous aimons le plus ?
Je me suis fait une réflexion assez étrange.
Nous sommes parfois capables d’une patience extraordinaire avec des inconnus.
Un collègue nous agace, nous restons courtois. Un client nous parle mal, nous gardons notre calme. Un inconnu commet une erreur, nous faisons preuve de compréhension.
Mais une fois à la maison, les règles changent.
Notre conjoint pose une question au mauvais moment, nous soupirons. Notre enfant insiste un peu trop, nous haussons le ton. Un parent nous appelle pour la troisième fois, nous perdons patience.
Pourquoi ?
Peut-être parce qu’auprès de ceux qui nous aiment, nous nous sentons suffisamment en sécurité pour baisser la garde.
Mais leur amour devrait-il devenir une permission de leur faire subir nos mauvaises humeurs ?
Je ne prétends pas être irréprochable, loin de là.
Mais je trouve cette question intéressante :
Et si nous faisions simplement l’effort d’offrir à nos proches autant de patience et de courtoisie qu’aux inconnus ?
Georges DEFO, le 08-10-2026 à Paris