Quand le coût de la vie décide à notre place
Il y a quelques années, quand quelqu’un disait : “Je vais me marier.” On parlait d’amour, de famille, de fête, de projet de vie.
Aujourd’hui, souvent, la première question qui sort, c’est : “Vous avez prévu combien ?”
Même l’amour doit maintenant passer par Excel. Les temps sont de plus en plus durs.
Et ce n’est pas seulement le mariage.C’est pareil pour les enfants. Le logement. Les vacances. Le business.Même le simple fait de respirer un peu devient parfois un sujet de budget.
Je connais des gens qui ne manquent pas d’ambition. Ils ne sont pas paresseux. Encore moins perdus. Ils veulent avancer.
Mais chaque projet arrive avec une facture tellement lourde qu’ils finissent par reporter leur propre vie.
“On verra l’année prochaine.”“Quand ça ira mieux.”“Quand j’aurai un peu plus de côté.”
Sauf que de plus en plus, l’année prochaine ressemble beaucoup à cette année. C’est clair que le conseil que je veux te donner à toi et à mes proches c’est de ne pas remettre à demain car les problèmes ne finissent jamais. Mais le fait de prendre une décision ne nous empêche pas de chercher à comprendre ce qu’il se passe.
En l'occurrence, beaucoup de personnes pensent que le pouvoir, c’est toujours en politique, c’est dans des dessins animés ou dans des fictions.
Le pouvoir, pour le commun des mortels, c’est uniquement le prix du loyer, le prix du carburant presque 2€ à la pompe actuellement, le prix de la crèche, le prix d’un rêve devenu trop cher.
Et donc doucement, sans bruit, le coût de la vie commence à voter à notre place. A faire changer notre façon même de voir le monde. C’est pourquoi il faut pouvoir créer de la valeur pour pouvoir conserver nos propres valeurs.
Georges DEFO, le 08-06-2026 à Lyon