Rattrapés par nos propres contradictions

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Rattrapés par nos propres contradictions

« Soutenons les business afro ! »

« Faisons circuler l’argent dans notre communauté ! »

« Je consomme chez toi, tu consommes chez moi ! »

C’est bien beau tout ça. Et sur le principe, je suis totalement d’accord.

Mais avec le temps, je commence à donner raison à Dirane, qui disait que, malheureusement, nous nous complaisons parfois dans la médiocrité.

Cette année, j’ai assisté à quatre mariages.

Et sur ces quatre mariages, j’ai entendu au moins cinq plaintes concernant des prestataires.

Certains n’avaient pas respecté les termes de leur prestation alors qu’ils avaient été intégralement payés.

D’autres ne se sont tout simplement pas présentés le jour J.

Et le pire ?

Certains ne répondent même plus au téléphone, sans avoir remboursé les acomptes versés.

Imagine un peu le stress des mariés qui découvrent, à quelques heures de leur cérémonie, qu’un prestataire sur lequel ils comptaient a disparu.

Et après, on s’étonne que certaines personnes préfèrent aller voir ailleurs.

Je suis convaincu qu’il faut soutenir nos entrepreneurs. Mais soutenir un business parce qu’il appartient à notre communauté ne devrait jamais signifier accepter un service médiocre.

L’économie circulaire que nous appelons de nos vœux ne peut pas fonctionner sans confiance.

Et la confiance, ça se mérite.

Parce qu’à force de décevoir ceux qui font l’effort de nous soutenir, nous finissons par les pousser nous-mêmes vers la concurrence.

Alors, dis-moi :

Si tu avais un événement important à organiser demain et que tu avais vécu ces expériences comme moi, que ferais-tu ?

Continuerais-tu à privilégier les prestataires de ta communauté ou choisirais-tu simplement ceux qui t’inspirent le plus confiance, peu importe leur origine ?

Georges DEFO, le 27-10-2026 à Lyon