Tu n’es pas pauvre. Tu n’es juste pas la cible.
“Le produit n’est pas trop cher… tu n’en es juste pas la cible.”
C’est une phrase qui dérange. Parce qu’elle vient toucher quelque chose de profond. Notre rapport à l’argent.
Mais surtout… notre rapport à la vision.
Quand on dit qu’un produit est “trop cher”, on pense parler du prix.
Mais très souvent, on parle de notre cadre. De ce qu’on connaît. De ce qu’on a toujours vu. De ce qu’on estime “normal”.
Et tout ce qui sort de ce cadre devient… excessif.
Je l’ai vécu.
Quand je devais partir faire mes études en Europe, beaucoup estimaient que, vu la situation financière de ma famille, cet argent devait servir à autre chose.
Pour eux, c’était évident.
Aller étudier à l’étranger, c’était vivre au-dessus de ses moyens. Un luxe inutile. Un gaspillage. Après tout, il y avait de très bonnes écoles locales. Et dans leur logique… ils n’avaient pas tort.
Mais ils regardaient la situation avec leurs repères. Pas avec la vision que ma famille essayait de construire.
Parce que pour eux, ce n’était pas un investissement. C’était une dépense.
Et c’est souvent là que se fait la différence. Ce qui est trop cher pour quelqu’un est un levier pour un autre.
Ce qui paraît absurde dans un environnement devient évident dans un autre.
Le problème, ce n’est pas le prix. C’est le cadre dans lequel tu l’analyses.
Et parfois, ce que tu rejettes aujourd’hui comme étant “hors de portée”… c’est simplement quelque chose que tu n’as pas encore intégré.
Alors avant de dire que c’est trop cher pose-toi une question simple : Est-ce que c’est réellement trop cher… ou est-ce que je ne suis juste pas encore la cible ?
Georges DEFO, le 19-04-2026 à Lyon