Entre hospitalité et identité

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Entre hospitalité et identité

Aujourd’hui, je suis tombé sur une vidéo assez frappante.

Trois groupes s’opposaient.

Les nationalistes, fermés à toute forme d’immigration.
Les “modérés”, qui refusaient certaines pratiques, notamment l’ouverture de mosquées.
Et au milieu de tout ça… un homme, seul, bien posé, qui répétait simplement :

“Non au racisme.”

Je t’avoue que je suis resté mitigé. Parce que oui, je suis clairement contre le racisme et toute forme de xénophobie.

Mais en même temps…je suis aussi pour le respect des cultures locales. Pour moi, l’intégration ne sera jamais une désintégration. C’est une compréhension. Une adaptation.
Une acceptation des us et coutumes.

Imagine un instant. Un monde où je n’aurais plus le droit de “taper” le deuil au village. Plus le droit de célébrer le Ngondo. Plus le droit d’aller “chercher ma femme” lors du toquer porte. Parce qu’à force d’hospitalité, certains finissent par juger ces pratiques rétrogrades. Honnêtement…ce serait un cauchemar.

Mais à l’inverse, je n’aurai jamais de problème à accueillir quelqu’un qui veut découvrir ma culture avec respect. Au contraire. L’hospitalité fait partie de nous. C’est même l’une de nos plus grandes richesses.

Ce qui m’a marqué dans cette vidéo, c’est un commentaire. Un occidental disait :

“Oui, ils ne veulent pas finir comme nous en France. Envahis. C’est d’ailleurs grâce à ça que j’aime visiter leur pays qui reste si authentique”

Et dans la foulée, d’autres lui ont rappelé quelque chose de simple : Là-bas, lui non plus ne serait pas forcément le bienvenu.

Et c’est là toute l’ironie. Il admire un pays parce qu’il a su préserver sa culture…sans réaliser que cette préservation repose sur un rejet global d’après certaines personnes de là-bas.Même de lui.

Et c’est souvent comme ça que ça commence. On tolère l’exclusion…tant qu’on n’est pas concerné.

Un peu comme au début de certaines périodes sombres de l’histoire. On détourne le regard. On minimise.
On s’adapte.Jusqu’au jour où la cible change.

Et là, il est trop tard. Alors dans ces temps où l’intolérance monte en flèche…je pense qu’on devrait tous se poser une question simple :

“Comment je me sentirais si j’étais à la place de l’autre ?”

Parce qu’au fond…avant l’eau, l’argent, le bitcoin ou le pétrole d’Ormuz…ce dont on manque le plus aujourd’hui… c’est d’empathie. Et je ne parle pas des “s*les blancs”, ou des “s*les noirs” et encore moins des “s*les arabes”. 

Je parle de nous tous S*LES HUMAINS.

D'ailleurs n'hésite pas à me lacher un émoji du drapeau du pays si tu arrives à deviner de quel pays il s'agit.

Georges DEFO le 20-04-2026 à Lyon