Nos enfants doivent apprendre à demander pardon, et qu’en est-il de nous même ?
Beaucoup d’entre nous apprennent très tôt à leurs enfants un mot qui ne fait pourtant pas toujours partie de leur propre vocabulaire.
“Pardon.”
Lorsque mon fils fait une bêtise, j’essaie de lui apprendre qu’il est important de reconnaître sa faute et de demander pardon à la personne qu’il a blessée.
Et je pense que beaucoup de parents font exactement la même chose.
Pourtant, en grandissant, quelque chose change.
Ce même enfant devenu adulte trouve parfois mille façons d’exprimer ses regrets… sauf celle qui consiste à dire simplement : “Je suis désolé.”
Par orgueil.
Par peur d’avoir tort.
Ou peut-être parce que personne ne lui a réellement montré comment faire.
En y réfléchissant, je me suis souvenu de mon enfance.
Chez beaucoup de parents africains, demander pardon avec des mots n’était pas toujours naturel.
À la place, ils préparaient ton plat préféré.
Ils t’achetaient un petit cadeau.
Ils devenaient soudainement plus attentionnés.
Ils trouvaient mille façons de dire “je regrette”… sans jamais prononcer ces deux mots.
Avec le recul, je comprends leur langage.
Mais je me demande parfois si nous ne pouvons pas transmettre quelque chose de plus à nos enfants.
Le courage de reconnaître leurs erreurs.
Le courage de demander pardon.
Parce qu’au fond, demander pardon ne diminue pas un homme.
Cela montre simplement qu’il aime davantage la relation que son propre ego.
Et si nous voulons que nos enfants deviennent des adultes capables d’apaiser les conflits, peut-être devons-nous commencer par leur montrer l’exemple.
En leur apprenant à dire pardon.
Mais surtout… en osant le dire nous-mêmes.
Georges DEFO, le 25-06-2026 à Lyon