Ce que nous devons à ceux qui étaient là avant nous
Nous aimons raconter nos réussites comme si elles étaient entièrement les nôtres. Pourtant, personne ne commence réellement de zéro.
Nous avançons sur des routes que d’autres ont construites, avec des connaissances que d’autres ont découvertes et parfois grâce à des sacrifices dont nous ignorons même l’existence.
C’est valable pour une famille comme pour une civilisation.
Nos parents nous transmettent quelque chose. Nos anciens aussi. Même ceux dont nous ne connaissons plus les noms.
Peut-être que transmettre consiste simplement à ajouter notre pierre avant de partir.
En échangeant avec une proche, elle me disait que son rêve serait de laisser plein de biens immobiliers à ses enfants, quite à se priver elle-même et ne pas profiter de sa vie. Pendant longtemps, j’avais le même point de vue, mais avec le temps je me suis résolu à deux choses, croquer la vie à fond et profiter de mes meilleures années.
Quand je regarde en arrière et tout ce que j’ai pu realiser ou faire de bien, ce n’est pas parceque j’ai eu accès à un compte bancaire fourni, laissé par mon feu père, mais c’est surtout grâce aux valeurs et l’education qu’il m’a transmis.
Ce n’est pas pour dire que ceux à qui on a légué ont mal tourné. Mais plutot que le fait de léguer n’est pas un gage de réussite.
Nous sommes les descendants de certaines personnes et les ancêtres d’autres. Je reste convaincu que le témoin qui doit être transmis avant la fortune reste les valeurs. Grace à elles seulement, une fortune léguée pourra perdurer.
C’est mon intime conviction et je me demande ce que tu en penses.
Georges DEFO, le 27-09-2026 à Lyon