Et si le succès t’avait appris à ne plus écouter ?

Partager
Et si le succès t’avait appris à ne plus écouter ?

Plus tu montes, moins les gens osent parfois te dire que tu as tort. Et le danger commence très souvent là.

On parle parfois de syndrome d’hubris pour décrire cette transformation observée chez certaines personnes de pouvoir : à force de succès, leur confiance en leur jugement devient excessive et la contradiction de plus en plus difficile à accepter. Allo les mbenguistes ? Allo les porteurs??

Alors faisons un petit test.

Quand quelqu’un te contredit, cherches-tu à comprendre son argument ou à lui prouver qu’il a tort ?

As-tu encore autour de toi des personnes capables de te dire franchement : « Là, tu déconnes » ?

As-tu changé d’avis récemment sur quelque chose d’important ?

Attribues-tu tes réussites principalement à ton talent, mais tes échecs aux autres ou aux circonstances ?

Les personnes qui te conseillaient autrefois ont-elles progressivement arrêté de le faire ?

Si plusieurs questions te dérangent, ce n’est pas un diagnostic. Mais elles méritent peut-être réflexion.

La meilleure protection reste probablement de conserver volontairement des contradicteurs autour de soi, demander régulièrement « Qu’est-ce que je ne vois pas ? », et apprendre à séparer une critique de nos idées d’une attaque contre notre personne.

Car l’hubris ne concerne pas uniquement les présidents ou les milliardaires.

À notre petite échelle, dès que nous accumulons pouvoir, expertise, argent, ancienneté ou reconnaissance, nous pouvons tous commencer à confondre : « j’ai souvent eu raison » avec « j’ai forcément raison ».

Et il n’y a rien de plus assourdissant que le bruit de notre égo qui se brise quand la réalité finit par nous rattraper et que l’illusion dans laquelle on avait fini par vivre s’estompe.

Georges DEFO, le 24-09-2026 à Lyon

Lire la suite