Et si ne pas savoir haïr n’était pas de la naïveté ?

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Et si ne pas savoir haïr n’était pas de la naïveté ?

Il existe des personnes qui ont beaucoup de mal à détester.

Même lorsqu’on leur fait du mal, elles peuvent prendre leurs distances, couper une relation, ne jamais oublier ce qui s’est passé… mais elles n’arrivent pas à entretenir la haine.

Et parfois, on leur reproche presque cette capacité.

« Tu pardonnes trop facilement. »« Tu es naïf. »« Après ce qu’il t’a fait ? »

Comme si continuer à souffrir était nécessaire pour prouver que la blessure était réelle.

Pourtant, j’ai toujours trouvé quelque chose d’étrange dans le ressentiment : celui que nous condamnons peut tranquillement vivre sa meilleure vie pendant que nous purgeons la peine à sa place.

Alors certains choisissent autre chose.

Ils prennent note.Ils pardonnent.Ils n’oublient pas.Ils ajustent la place que la personne occupera désormais dans leur vie.

Puis ils avancent.

Ce n’est peut-être pas toujours de la naïveté. C’est parfois simplement refuser de transporter un fardeau qui appartient à quelqu’un d’autre.

Alors à toi qui te demandes parfois si tu devrais devenir plus dur parce que le monde semble l’exiger, j’ai envie de dire :

Vas-y, petit papillon.

Continue de voler.

Protège-toi, apprends, mets des limites…

Mais ne laisse pas la noirceur des autres ternir ta lumière.

Dans un monde qui vire parfois aux nuances de gris, garde ta couleur. Et surtout, reste entier.

Georges DEFO, le 01-10-2026 à Lyon

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