Je ne veux pas que mon fils vive ce qui m’a construit
J’ai appris à vivre avec peu de choses.
À une époque, je n’avais qu’un repas par jour.Et ce repas coûtait à ma mère de dormir affamée.
Cette période de vaches maigres m’a appris l’humilité. La précarité.
Elle m’a surtout donné envie d’aider ceux qui me rappellent celui que j’étais à cette époque.
Je suis de nature “chiche”.Mais cette vie m’a appris à partager.
Parce que ce petit bout de pain que tu tends à quelqu’un…ne représente peut-être pas grand-chose pour toi.
Mais pour lui,c’est parfois la bouée qui l’empêche de couler.
Alors oui…on peut dire que ça m’a forgé.Que ça m’a bonifié.
Et quelque part…je peux même dire que c’était une bonne chose.
Mais il y a un paradoxe.
Parce que malgré tout ça…je ne veux pas que mon fils traverse cette étape.
Aussi formateur qu’elle puisse être.
Je veux le protéger. Lui éviter ça.
Et c’est là que j’ai compris quelque chose.
Ceux qui t’aiment ne veulent pas te voir échouer.Alors parfois… ils t’empêchent d’essayer.
Ils appuient sur la pédale de frein à ta place. Par amour. Sans se rendre compte qu'ils peuvent aussi te priver de ce qui va te construire.
Comme quoi… L’enfer n’est pas seulement pavé de mauvaises décisions.
Il est aussi pavé de bonnes intentions.
Georges DEFO, le 26-04-2026 à Lyon