Le jour où j’ai arrêté de vouloir être l’ami de tout le monde.

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Le jour où j’ai arrêté de vouloir être l’ami de tout le monde.

On ne peut pas être l’ami de tout le monde.

Pendant longtemps, je pensais que plus les gens m’appréciaient, mieux c’était.

J’essayais d’éviter les conflits.

Je faisais attention à ne vexer personne.

Je voulais que tout le monde garde une bonne image de moi.

Puis un jour, j’ai compris quelque chose.

Être apprécié de tout le monde est peut-être l’un des objectifs les plus épuisants qui existent.

Parce que les attentes des uns sont souvent incompatibles avec celles des autres.

Si tu aides l’un, un autre se sentira oublié.

Si tu prends une décision, quelqu’un la trouvera injuste.

Si tu défends une idée, une autre personne pensera que tu aurais dû choisir son camp.

À force de vouloir satisfaire tout le monde, on finit souvent par ne plus savoir ce que l’on veut vraiment.

J’ai alors compris qu’il y avait une différence entre être gentil et vouloir être aimé par tout le monde.

La gentillesse est une valeur.

Le besoin d’être aimé est parfois une prison.

Aujourd’hui, j’essaie simplement d’être respectueux, honnête et cohérent avec mes principes.

Certaines personnes m’apprécieront.

D’autres non.

Et c’est finalement normal.

Parce qu’au fond, la maturité ne consiste peut-être pas à gagner l’amitié de tout le monde.

Elle consiste à accepter que l’on puisse être une bonne personne… sans être la personne préférée de tout le monde.

Georges DEFO, le 01-08-2026 à Lyon