Le prix que l’on paie pour être la personne “sur qui on peut compter”.

Partager
Le prix que l’on paie pour être la personne “sur qui on peut compter”.

Pendant longtemps, j’ai été fier d’entendre cette phrase :

« Appelle Georges, il trouvera une solution. »

Au début, c’était valorisant. Tu te sens utile. Ça l’est même encore hein, je ne vais pas le nier. Tu as l’impression de compter pour les autres.

Puis, avec le temps, tu réalises que quand les gens commencent à s’habituer, tu n’as plus le droit de dire non! Ou je n’ai pas! On s’attend toujours à ce que tu dises oui.

Ils ne voient plus le service. Ils voient la disponibilité.

Et ce qui était autrefois une faveur devient, sans que personne ne s’en rende compte, une attente.

Je ne pense pas que les gens soient méchants. Je pense simplement que l’être humain s’habitue très vite au confort.

Le jour où tu refuses une demande, ce n’est pas les cinquante fois où tu as aidé qu’on retient.

C’est la première fois où tu as dit non. J’ai appris que rendre service est une qualité. Mais ne jamais poser de limites est une faiblesse. Mais surtout, aider tout le monde, n’importe comment est le meilleur moyen de précipiter sa propre chute. Parce qu’à force de vouloir être indispensable, on finit parfois par devenir prisonnier de l’image que les autres ont construite de nous.

Aujourd’hui, j’essaie de me rappeler une chose. Je peux être généreux sans être disponible tout le temps. Je peux aider sans culpabiliser lorsque je refuse. Je peux être quelqu’un de fiable… sans être le sauveteur permanent de tout le monde.

Au fond, les personnes qui nous respectent vraiment ne nous aimeront pas moins parce que nous avons dit non une fois.

Elles comprendront simplement que nous sommes humains, nous aussi. Et que nous avons aussi nos problèmes.

Donc si tu veux, ne fais pas attention et on reparlera dans quelques années.

bien à toi,

Georges DEFO, le 18-07-2026 à Lyon

Lire la suite