Les plus grands arbres ne sont pas toujours les plus grands leaders
Pendant longtemps, j’ai cru qu’un grand homme était celui dont tout le monde parlait.
Celui qui avait le plus d’argent.
Le plus de pouvoir.
Le plus d’influence.
Puis ma définition a changé.
Aujourd’hui, je juge davantage un homme à sa capacité à faire grandir les autres qu’à sa propre grandeur.
Une forêt n’est pas belle parce qu’elle possède un seul arbre gigantesque.
Elle est belle parce qu’elle est remplie de grands arbres.
J’ai récemment entendu Tony Elumelu dire que le meilleur conseil qu’il puisse donner à ceux qui veulent réussir est de ne pas chercher à devenir l’unique grand arbre de la forêt.
Cette phrase est restée avec moi.
Parce qu’au fond, quel est l’intérêt d’être le seul indispensable ?
Le véritable leadership, selon moi, consiste à rendre les autres capables d’avancer sans toi.
À transmettre ce que tu sais.
À ouvrir des portes.
À partager des opportunités.
À croire suffisamment en quelqu’un pour investir du temps, de l’énergie ou des ressources afin qu’il devienne, lui aussi, un grand arbre.
C’est la raison pour laquelle j’ai énormément de respect pour des personnes comme Ronel, Kevin et tant d’autres.
Pas parce qu’ils cherchent la lumière.
Mais parce qu’ils consacrent une partie de leur vie à fabriquer des personnes autonomes.
Des femmes et des hommes qui, demain, pourront à leur tour former, accompagner et élever d’autres personnes.
C’est ainsi qu’une communauté devient forte.
Pas lorsqu’elle dépend d’un seul géant.
Mais lorsqu’elle produit des dizaines de géants.
Au fond, la plus belle réussite n’est peut-être pas de laisser son nom dans l’histoire.
C’est de laisser derrière soi des personnes capables d’écrire la leur.
Georges DEFO, le 26-06-2026 à Lyon