Pourquoi les anciens parlaient si peu de leurs projets
Quand j’étais plus jeune, je trouvais étrange que certains anciens refusent de parler de leurs projets.
Ils achetaient un terrain sans rien dire.
Construisaient une maison dans le plus grand secret.
Lançaient un commerce… puis on le découvrait presque par hasard.
À l’époque, je pensais qu’ils étaient simplement méfiants.
Avec le temps, je me suis demandé si ce n’était pas plutôt une autre forme de sagesse.
Aujourd’hui, nous avons parfois tendance à annoncer tout ce que nous allons faire.
Le régime que nous allons commencer.
Le business que nous allons lancer.
Le livre que nous allons écrire.
Le voyage que nous préparons.
Parfois même… avant d’avoir posé la première pierre.
Le problème, c’est qu’en racontant nos projets, nous ressentons déjà une partie de la satisfaction que nous étions censés obtenir en les accomplissant.
Comme si notre cerveau confondait les applaudissements avec le travail.
Les anciens, eux, préféraient souvent parler une fois le résultat visible.
Pas parce qu’ils avaient peur des autres.
Mais parce qu’ils savaient qu’un projet se nourrit davantage de discipline que de commentaires.
Aujourd’hui encore, je me demande si nous ne parlons pas parfois trop tôt.
Et si certaines ambitions gagneraient à rester silencieuses… jusqu’au jour où elles n’auraient plus besoin d’être expliquées.
Georges DEFO, le 24-07-2026 à Lyon