Tombouctou, le symbole de la transmission

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Tombouctou, le symbole de la transmission

Quand on parle des grands empires de l’Histoire, on pense souvent à leurs armées, leurs conquêtes ou leurs richesses. Mais la puissance d’une civilisation se mesure aussi à ce qu’elle sait.

Au XIVᵉ siècle, l’Empire du Mali était l’un des grands centres de puissance d’Afrique de l’Ouest. Et au milieu de cet empire se trouvait une ville dont le nom allait traverser les siècles : Tombouctou.

On y commerçait l’or et le sel.

Mais surtout, on y échangeait des idées.

Des savants, juristes et théologiens y étudiaient. Des milliers de manuscrits consacrés à la religion, mais aussi au droit, aux mathématiques, à l’astronomie ou à la médecine ont été conservés dans la région.

Meme si certaines personnes incultes restent convaincues que l’Afrique n’a rien à offrir ou ne l’a jamais fait, il suffit de regarder les traces de ce passé glorieux qui attestent. Sans l’existence des pyramides est ce que selon toi le regard porté par le reste du monde sur l’Egypte serait pareil, je ne pense Pas. Tombouctou est ce vecteur au travers lequel les grands intellectuels de jadis nous ont légué une part de leur grandeur.

Une société ne devrait pas transmettre seulement des maisons, des terres ou de l’argent. Elle doit transmettre aussi ce qu’elle sait.

Nous réfléchissons beaucoup à l’héritage matériel que nous laisserons à nos enfants. Combien d’entre nous réfléchissent avec la même intensité à l’héritage intellectuel ?

Nos expériences. Nos erreurs. Notre histoire familiale. Nos langues. Nos méthodes.

Les livres qui nous ont transformés... je ferai lire à mon fils dès qu’il sera capable de le faire, l’alchimiste. Ce livre m’a touche profondément et je veux partager ce savoir avec ma future génération. Il ya aussi les choses que la vie nous a apprises parfois très cher.

Tombouctou me rappelle quelque chose d’essentiel : le savoir que nous ne transmettons pas risque de mourir avec nous.

Et lorsqu’une génération cesse de raconter ce qu’elle sait, la suivante est condamnée à apprendre seule ce que ses ancêtres avaient déjà compris.

Peut-être que transmettre, ce n’est donc pas seulement laisser quelque chose derrière soi.

C’est éviter à ceux qui viennent après nous de devoir tout recommencer.

Georges DEFO, le 09-08-2026 à Lyon