Il ne voulait pas faire de judo.

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Il ne voulait pas faire de judo.

Pour sa première leçon de judo, Ayan n’a pratiquement rien voulu faire.

Il était là, mais refusait de participer.

Et forcément, quand tu es parent, tu te poses des questions. Est-ce qu’il n’aime pas ça ? Est-ce que je dois insister ? Est-ce que je risque de transformer une activité censée lui faire plaisir en corvée ?

Plusieurs personnes m’ont d’ailleurs conseillé de ne pas le forcer.

Et je comprends parfaitement l’idée.

Sauf que je connais aussi un peu mon fils.

Alors plutôt que de conclure immédiatement que le judo n’était pas fait pour lui, j’ai discuté avec lui.

Je lui ai demandé ce qui s’était passé. Je lui ai expliqué pourquoi j’aurais aimé qu’il essaie réellement avant de décider s’il aimait ou non.

Et il m’a fait une promesse :

La prochaine fois, il participerait.

Quelques séances plus tard, je n’avais même plus besoin de lui demander comment ça se passait.

C’est lui qui demandait à Flo de m’envoyer ses vidéos. 😂

Des vidéos de lui en train de compter en japonais.

Des vidéos de ses katas.

Le garçon qui ne voulait pas participer à son premier cours voulait maintenant s’assurer que son père voyait ses progrès.

Et cette petite histoire m’a rappelé quelque chose.

On dit souvent qu’il ne faut pas forcer les enfants.

Je suis d’accord sur le principe.

Mais je pense aussi qu’il faut faire attention à ne pas transformer chaque « je ne veux pas » en décision définitive.

Parce qu’un enfant ne sait pas toujours distinguer :

« Je n’aime pas ça »

de

« J’ai peur d’essayer »,« Je ne suis pas encore à l’aise »,ou simplement« C’est nouveau et je ne sais pas encore quoi faire. »

Notre rôle n’est probablement ni de les pousser aveuglément, ni de reculer au premier refus.

Parfois, il consiste simplement à les accompagner suffisamment loin pour qu’ils puissent découvrir par eux-mêmes s’ils aiment vraiment quelque chose.

Ayan aurait pu essayer une deuxième fois et me dire :

« Papa, je n’aime vraiment pas le judo. »

Et j’aurais pu l’entendre.

Mais au moins, cette fois, il aurait réellement essayé.

Aujourd’hui, quand je reçois une vidéo de lui récitant fièrement ses chiffres en japonais, je repense au petit garçon assis lors de sa première séance qui ne voulait rien faire.

Et ça me fait sourire.

Parce que parfois, derrière « je ne veux pas », se cache simplement :

« Aide-moi à passer le premier obstacle. »

Georges DEFO, le 11-09-2026 à Lyon

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